Donkey Kong Country, pour Gameboy Advance

La Gameboy Advance, une console pour nostalgiques? Après The Legend of Zelda (LT du 30 juin), c'est au tour d'un autre jeu culte apparu il y a près de dix ans sur Super NES de revivre sur la console portable. Donkey Kong Country dépoussière ainsi le gorille idiot qui trône au panthéon des créatures virtuelles aux côtés de Mario ou de la princesse Zelda.

Donkey Kong repart ainsi pour des aventures très proches de celles qu'il a vécues en 1994 sur la console de salon. Se déplaçant dans la jungle, il doit éviter les ennemis (alligators, abeilles…) et sauter de liane en liane pour ne pas s'écraser au fond d'une falaise. Le gorille puissant mais pataud peut aussi laisser la place à son cousin Diddy Kong, petit singe agile, qui sera plus à l'aise pour franchir des étapes d'adresse. Seule vraie innovation par rapport au jeu d'origine: le héros à poils peut user de son statut de vrai roi de la jungle, devant le lion, pour enfourcher rhinocéros, grenouilles ou espadons. Cela varie le jeu et permet d'aller vite en évitant les ennemis.

Si Donkey Kong Country manque cruellement d'originalité, sa réalisation est impeccable. Le graphisme reste simple et très lisible. Le son, point faible habituel sur la Gameboy, est excellent. Mais c'est surtout par la jouabilité que le titre se distingue. Prise en main facile, étapes à la difficulté bien étudiée et univers variés lui assurent une bonne durée de vie.

Distr. ABC Software, env. 60.-

Hulk, pour Playstation II

Vert, je suis tout vert et ça me gonfle. A chaque fois que je m'énerve, cela me tombe dessus: ma chemise se déchire, j'atteins une taille inhumaine et je détruis tout sur mon passage. Il faut à tout prix que je me libère de ce pouvoir pour redevenir un homme normal.

Hulk, le jeu, sort en même temps que le film. Et le titre présente un réel intérêt. Sa principale originalité: il alterne des phases d'action à la brutalité débridée et des missions d'infiltration, assez tactiques, durant lesquels on dirige Bruce Banner, le pauvre généticien qu'une dose de rayons gamma transforme en brute.

Lorsqu'on commande Hulk, les murs se fissurent sous les coups, les voitures servent des projectiles à balancer sur les méchants et les conduites d'eau se transforment en battes de

baseball géantes. C'est bête, c'est méchant, mais très efficace et l'on a affaire à un très bon jeu d'action. Lors des scènes d'infiltration, il faut pénétrer dans des usines ou des laboratoires sans se faire repérer. La réalisation de ces missions n'est pas parfaite, mais elles permettent de varier le style de jeu.

Le jeu emploie avec intelligence la technique du «cell shading», qui fait ressembler les décors à des planches de bandes dessinées. La bande son ne brille pas par son originalité. La jouabilité est agréable mais le titre manque de relief pour garantir de nombreuses heures de jeu.

Distr. ABC Software, env. 100.-