Driv3r, pour Xbox

Nice, Istanbul et Miami, trois villes où les gangs de voleurs de voitures sévissent. Tanner, le justicier impitoyable du dernier opus d'Atari, Driv3r, a la lourde tâche de démanteler ce réseau mafieux. Un jeu au doux mélange de courses-poursuites, où la détérioration des véhicules est légion, et d'infiltration agrémentée d'innombrables embuscades.

A pied, en voiture ou dans les entrailles de bâtiments, le flic Tanner dispose d'un véritable arsenal tel que fusil d'assaut, pistolet-mitrailleur, lance-grenades, pour appliquer la loi. Mais la loi de la force laisse aussi la place à des techniques plus délicates. En effet, Tanner est en mesure de crever des pneus ou provoquer la tombée d'échafaudages sur des malfaiteurs.

Si le concept du jeu n'est pas nouveau, ce dernier capte vite l'intérêt de son utilisateur. Des séquences animées rythment le jeu avec succès. Le parallèle tiré avec les productions cinématographiques ne s'arrête pas là: une option permet de filmer les cascades et les poursuites en voiture, afin de les revoir sous différents angles. Le graphisme des villes, qui se veut réaliste, reste d'une qualité correcte, à l'image de l'ameublement dépouillé des immeubles. L'accent semble être mis sur la bande son. Cette dernière bénéficie notamment du talent d'Iggy Pop ou de stars hollywoodiennes, comme Mickey Rourke.

Driv3r, env. 90 francs.

F-Zero: GP Legend pour Gameboy Advance

Course de vaisseaux spatiaux à près de mille à l'heure, «F-Zero: GP Legend» réussit une gageure: donner une impression de vitesse sur le petit écran de la Gameboy Advance. Pour permettre au processeur relativement modeste de la console portable de suivre le rythme, le décor des courses est réduit au minimum. Un vaisseau schématique pour le joueur, de un à cinq concurrents et un parcours labyrinthique font le principal de ce jeu. Les commandes sont faciles à prendre en main, l'inertie de l'engin rend son pilotage intéressant.

Il ne faut pas en demander trop au jeu au niveau graphique. Seules scènes soignées, les petits dessins animés insérés entre les courses servent à faire saisir au joueur le scénario très moyennement imaginé par les concepteurs (il s'agit de battre les méchants, qui l'aurait deviné?).

«F-Zero: GP Legend» offre une prise en main plaisante. Les spécificités des courses offrent au départ une relative variété. Ici, il s'agit d'éviter des trous sur la piste en profitant de tremplins. Là, de contourner des mares de lave, de profiter des raccourcis pour dépasser la concurrence. Mais le principal défaut de ce «F-Zero», malheureusement rédhibitoire, apparaît trop vite: à force d'enfiler les tours de piste, on se prend à rêver d'une vie moins monotone hors du cockpit.

F-Zero: GP Legend, env. 69 francs.