– Silent Hill III, pour PlayStation II

Ce jeu fait peur. Même dans l'environnement froid d'un bureau et entouré de personnes rassurantes, rien n'y fait: les bruitages grinçants et les graphismes noirs de Silent Hill III parviennent à plonger le joueur dans une ambiance glaçante. Durant les premières scènes, l'héroïne se démène en plein cauchemar sur un champ de fête foraine décati et peuplé de monstres biscornus. Après cette partie introductive, c'est le réveil. Mais la réalité ne se révèle guère plus rassurante.

Les créateurs de Silent Hill, troisième du nom, à défaut de se révéler originaux (les principes des deux premiers épisodes sont repris), maîtrisent à la perfection les ficelles du jeu d'horreur. Impossible de savoir exactement qui est l'héroïne. Ni de connaître son but, ses ennemis ou ses alliés. Le scénario se construit par bribes, dans des dédales de centre commercial à l'abandon, d'hôpital ensanglanté ou de maisons glauques et les énigmes s'enchaînent sans laisser une seconde de répit.

Silent Hill III brille par sa cohérence. Les décors, très soignés, cachent plus qu'ils ne révèlent: on devine les monstres, les murs et les décors sous la faible lumière d'une lampe de poche ou derrière un épais brouillard. Le son joue un rôle capital, pour évoquer une présence malsaine, un risque majeur ou un léger répit. Seul le contrôle de l'héroïne se révèle parfois hasardeux.

Distr. ABC Software, env. 100.-

– Formula One 2003, pour PlayStation II

Un graphisme correct mais sans plus, une bande-son inadaptée, bref, la version 2002 de Formula One ne nous avait pas franchement convaincus en novembre dernier. L'opus 2003 permettra-t-il à ce jeu de prendre enfin le dessus sur F1 2002, voire sur le très bon F1 Career Challenge? Pas si sûr. Car même si la version de Sony a l'avantage de contenir les données les plus actuelles sur le véritable Championnat de Formule 1, elle conserve plusieurs points faibles.

Côté modes de jeu, rien de nouveau: un mode arcade (course ou saison) et un mode simulation, permettant de participer à un week-end complet de course ou au championnat. Point positif, la conduite a été améliorée, même si des bribes d'imprécision demeurent. Les reflets sont extrêmement discrets, ce qui atténue le réalisme du jeu, notamment en cas de conduite sous la pluie. Dommage, d'autant que si la bande-son est bonne en ce qui concerne les rugissements des moteurs, mais reste bien pauvre s'agissant des commentaires.

Même en progrès, Formula One 2003 laisse sur sa faim. L'alchimie entre un jeu apprécié de la même manière des néophytes et des pros a beau être particulièrement difficile, son concurrent F1 2002 la réussit toujours avec bonheur. Attendons Formula One 2004…

Distr. Abc Software, env. 100.-