Vous avez aimé «V-Rally», apprécié «Porsche Challenge» ou encore «Need for Speed». Asseyez-vous, attachez-vous et saisissez fermement votre manette car vous n'avez encore rien vu: «Gran Turismo» (Editeur Sony) se pose sur Playstation. Une simulation de course automobile qui dépasse de loin, de très loin, tous ses concurrents.

Il y a d'abord l'introduction: du réalisme à échelle console. Ce petit apéritif est un avant-goût

de ce que préfigure cette simulation. Deux modes s'offrent aux joueurs: arcade ou Gran Turismo. Avant de pénétrer dans les méandres de cette simulation, le premier mode semble judicieux afin d'en saisir l'excellence. Trois niveaux de difficulté, une trentaine de voitures et plusieurs circuits sont nécessaires pour se mettre en jambes.

Après ces amuse-bouches, il est temps de passer aux choses sérieuses. Le monde du Grand Tourisme s'offre à vous: d'abord il faut acquérir une voiture d'occasion avec une petite somme de base. Plus vous remportez de courses plus vous gagnez de l'argent, ce qui permet d'améliorer, grâce à des pièces supplémentaires, votre acquisition ou alors de l'échanger pour une GT plus puissante (environ 290 modèles). Auparavant, vous aurez passé un des trois permis de conduire (B, A et A international). Sans permis, pas de courses spéciales. Car les nombreuses compétitions requièrent un permis précis.

Vous l'aurez saisi, «Gran Turismo» requiert du temps. Mais ce dernier est vite compensé par la qualité du jeu lors des épreuves. Tous les détails se révèlent de qualité: le son de chaque bolide, les réglages, les décors, les modes de jeu variés, les trois vues, la possibilité de jouer à deux simultanément, les ralentis et surtout de réelles sensations de conduite.

Les critiques sont élogieuses et il n'y a que d'infimes détails qui pourraient contrarier certains puristes, comme la prépondérance des marques japonaises ou la place réservée aux ralentis. De la pacotille puisque «Gran Turismo» sera sans doute la révélation de l'année 1998 et devrait remettre en question beaucoup d'éditeurs.