Sites-mémoire

Les JO de Londres en 1948

Pendant trois semaines, découverte de sites qui font référence. Aujourd’hui: les archives nationales britanniques

Sites-mémoire Les JO de Londres en 1948

Dernier voyage à la découverte de sites qui font référence

En 1948 à Londres, c’est dans des bâtiments de l’armée tout juste libérés que les athlètes et des officiels ont d’abord été logés, découvre-t-on dans l’imposant dossier «Olympisme» récemment mis en ligne par les Archives nationales britanniques ( www.nationalarchives.gov.uk/olympics). Les Français et les Italiens ont eu le droit d’apporter leur vin, et les Argentins des centaines de kilos de viande – le pays sortait tout juste de la guerre et du rationnement. Pour la cérémonie d’ouverture, 132 tickets pour le thé ont été envoyés aux ambassadeurs, et 66 voitures ont reçu un macaron officiel pour circuler librement. C’est bien sûr l’intérêt des archives – mais quel plaisir de retrouver jusqu’au moindre détail d’organisation dans ces fichiers! Les hymnes nationaux en Belgique, Bulgarie, Tchécoslovaquie, Grèce, Hongrie, Italie ou Pologne sont-ils toujours les mêmes depuis la guerre? s’inquiète par exemple le chef des fanfares de la Marine royale… A ne pas manquer non plus sur ce site, qui couvre tous les JO de 1896 à 2012 vus par Londres: les télégrammes diplomatiques autour des JO de Berlin en 1936, dont une lettre de l’ambassadeur britannique à Berlin analysant les demandes de boycott de la gauche française («les Soviétiques sont derrière»), et des photographies saisissantes de Hitler visitant le stade.

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