Kim Schmitz, alias «Kim Dotcom», en liberté surveillée dans son pays d’adoption, est réclamé par les Etats-Unis qui l’accusent d’escroqueries et de violations massives de droits d’auteur. Le milliardaire – qui n’a plus accès à une grande partie de sa fortune depuis son arrestation – a émis sa proposition sur Twitter, qu’il utilise régulièrement pour donner son opinion ou émettre ses doléances.

«Hey DoJ (Département de la justice, ndlr), on va aller aux US», a-t-il lancé. «Pas besoin d’extradition. On veut la liberté sous caution, la libération des fonds pour les avocats et pour les frais de vie quotidienne», a-t-il ajouté.

Autres inculpés

L’audience d’extradition de Kim Schmitz et de trois de ses collègues, eux aussi inculpés, initialement prévue pour le 6 août prochain, a été repoussée au 23 mars, avaient indiqué mardi les avocats de la défense.

Dans un entretien au «New Zealand Herald», Kim Schmitz souligne avoir accumulé une ardoise de plusieurs millions de dollars pour sa défense, sans pouvoir payer un seul cent. «Ils veulent me pendre haut et court», affirme-t-il.

Kim Schmitz, un Allemand de 38 ans, doute toutefois de voir sa proposition acceptée. «Ils ne seront jamais d’accord car ils savent qu’ils ne peuvent pas gagner, ils le savent déjà», déclare-t-il au quotidien.

Accusé

Le FBI et le Département de la justice estiment eux que le site Megaupload a tiré 175 millions de dollars d’activités criminelles et causé un préjudice de 500 millions de dollars aux détenteurs des droits, en proposant des copies piratées de films de cinéma, de programmes télévisés et d’autres contenus. Pour la justice américaine, cette affaire judiciaire est la plus importante au monde en matière de violation de droits d’auteurs. S’il est jugé aux Etats-Unis, Kim Schmitz encourt jusqu’à 20 ans de prison.

Site lancé en 2005

Créé en 2005 et installé à Hongkong, le site Megaupload, qui affirmait rassembler chaque jour 50 millions d’utilisateurs et représenter 4% du Web, a été fermé fin janvier par la justice américaine. La fermeture de cette plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct avait secoué la planète internet.

Arrêté et emprisonné à Auckland fin janvier, le fondateur du site avait été libéré sous caution un mois plus tard, avec interdiction de quitter le territoire, tandis que la plupart de ses avoirs étaient gelés.