La machine à danser «Dance Dance Revolution», inventée par la firme japonaise spécialisée dans les jeux vidéo Konami, sera disponible durant le mois d'août dans les salles de jeu européennes, a annoncé hier le groupe. Pour l'occasion, il sera rebaptisé «Dancing Stage». Ce jeu vidéo, qui a rencontré un succès massif dans l'archipel, se déroule sur une plate-forme surélevée, équipée de lampes colorées qui s'allument pour montrer à l'utilisateur où placer ses pieds.

Tout en suivant des yeux un danseur virtuel évoluant sur un écran, le joueur doit s'efforcer, au son de morceaux de musique connus, de l'imiter dans des pas de danse plus ou moins difficiles. Quand il appuie sur la bonne plaque lumineuse, il marque des points. Les ventes seront gérées par la filiale européenne de Konami basée en Grande-Bretagne. Cette société s'est alliée au groupe musicographique Universal Music Group afin de pouvoir utiliser ses titres.

Le jeu «Dancing Stage» jouera des morceaux comme «So Good» du groupe pop Boyzone et le hit des années 1970 «Video Killed the Radio Star» de The Buggles.

La société va tester la popularité de ce jeu dans les salles anglaises et envisage ensuite de vendre une version portable pour la maison, commercialisée depuis 1999 au Japon. Konami table sur la vente de 1000 unités par an sur les prochaines années.

Les logiciels de ce jeu vidéo peuvent être connectés à la console de jeu du groupe électronique Sony, ce qui permet de suivre l'image d'un danseur animé sur son propre écran de télévision.

Konami a vendu plus de trois millions d'exemplaires de ses logiciels pour l'utilisation domestique du jeu «Dance, Dance Revolution» depuis le lancement d'une nouvelle version en avril 1999.

Récemment, le jeu a perdu de sa popularité. Les joueurs lui préfèrent «Samba de Amigo» qui consiste à agiter des maracas en suivant avec une précision de métronome le rythme dispensé par un écran géant.