L’être le plus détesté des amateurs de poterie hellénistique est de retour. Kratos vient mettre un terme à sa quête de vengeance dans un déluge de violence et de sang. Eviscération et énucléation constituent en effet le quotidien du «fantôme de Sparte» dont le but qui entretient sa rage est simple: détruire les dieux de l’Olympe et surtout celui qui l’a trahi, le premier d’entre eux, Zeus.

Ce troisième opus de God of War conclut une trilogie commencée en 2005 sur PS2 et qui a marqué le jeu vidéo comme peu de productions. Attendue comme l’Apocalypse, cette dernière livraison fait honneur non seulement à la réputation de la série, mais lui donne surtout sa plus belle réalisation. Rapide, nerveux, le jeu possède une mise en scène des combats dynamique et d’une qualité visuelle absolue. Les chocs épiques, contre les Titans ou les dieux (Poséidon, Hades, Hermès, Hercule…) se succèdent dans un rythme de fin du monde. Tant les textures que les modélisations touchent au plus haut de ce qui a jamais été produit sur PS3. Une claque graphique dont on se relève difficilement.

Si le scénario est aussi épais qu’une feuille de riz, mêlant comme à son habitude tous les poncifs de la mythologie grecque dans un grand tohu-bohu hollywoodien, qu’importe. Tout est dans la forme et le plaisir qu’elle procure. Et celui-là répond bien à l’appel.

Question gameplay, peu ou pas de changements, on joue sur les acquis qui ont fait la renommé de la série. Les combos sont simples à mettre en place ; les coups finaux ou spectaculaires fonctionnent toujours sur le principe des QTE - ces touches ou ces mouvements de joystick à activer quand ils surgissent à l’écran - avec même une petite simplification, puisque ils apparaissent dorénavant selon leur disposition sur le pad. Par contre, à plusieurs moments du jeu, rater un QTE peut-être dorénavant synonyme de mort…

Quelques nouveautés cependant : une barre d’arme, jaune, permet d’utiliser des sorts supplémentaires et de varier l’utilisation de la magie. Des objets divins donnant des bonus pour les parties ultérieures, ainsi que de nouvelles armes font aussi leur apparition. Ces dernières possèdent chacune des capacités propres et il faut apprendre à jongler entre elles, car les gros ennemi peuvent demander des tactiques de combat différentes. Au point de faire de God of War 3 un beat’em all presque subtil, et qui compense sa relative brièveté (entre huit et dix heures) par un rythme effréné et une mise en scène enlevée.

Si la boucherie ne vous fait pas détourner les yeux, si vous avez toujours rêver d’utiliser la tête du dieu soleil Helios comme torche dans l’obscurité, cette exclusivité Sony vous comblera au plus haut point. Pour les autres, Kratos n`en a rien à faire…

Age : 18 ans

Note : 4,5 sur 5