D’une certaine manière, il fallait oser. La licence «Forza» - tout comme son clone pour la PS, «Gran Turismo» - était jusqu’ici une expérience à la fois sobre (par son sérieux revendiqué) et exigeante - par son réalisme et la foule d’épreuves auxquelles l’apprenti pilote devait participer pour gonfler, pas à pas, sa valeur.

L’épisode «Horizon» renverse la vapeur: ce «Forza» version canaille - version caillera diront certains -, vous balance en plein Colorado, au beau milieu d’un festival de courses de bolides. Un schéma «open world» donc, dans lequel vous pourrez, armé de votre carte, choisir telle ou telle épreuve. L’académisme clinique - mais pas dénué de charme - de la licence mère est abandonné au profit d’une ambiance beaucoup plus relâchée, ne serait-ce que par le remplacement des feux de départ par des demoiselles pluôt légèrement vêtues.

Mais c’est surtout la diversité et l’inventivité des schémas de course qui retiennent ici l’attention: aux épreuves habituelles (en duel, en peloton) s’ajoutent des défis bienvenus (vitesse pure, slaloms au milieu du trafic) voire franchement étranges: on peut désormais se mesurer à une montgolfière, et même à un avion de chasse (un Mustang de la Deuxième Guerre Mondiale, n’exagérons rien). Original, et bienvenu.

On ajoutera que les finitions de «Forza Horizon» (voitures et décors) sont magnifiques, la prise en mains intuitive, la sensation de vitesse agréable, et l’on aura tout ce qui est requis pour faire un très bon jeu.

Note: 4,5 / 5