Nourritures électroniques

L’art de tout, l’air de rien

Un personnage de Star Wars dans ses sables tourbillonnants. Un stade suspendu en 3D. Hongkong vue depuis les nuages. Et puis une infirmière Pokémon, un tatouage aux zébrures arc-en-ciel, et une suite alternative au dernier Marvel. DeviantArt est une sorte de grande kermesse digitale. Un salon, un bazar géant, à la fois galerie en ligne, site communautaire et réseau social. Un espace pour artistes en herbe, peintres à leurs heures et architectes rêvés: la plateforme, qui reçoit chaque mois plus de 65 millions de visites, accueille les créations en tout genre d’internautes passionnés.

Le principe est à l’exact opposé de la verticalité propre à l’art contemporain, au musée, à l’institutionnel. DeviantArt est une zone parallèle où tout un chacun peut partager ses productions bonnes et moins bonnes, inspirées ou désuètes, raffinées ou criardes.

Lancée il y a 14 ans, la franchise s’offre comme un observatoire des passions populaires. Cinéma, fanfiction, manga, heroic fantaisy, mais aussi interfaces, animation, emoticon et autres gifs composent une collection de quelque 300 millions d’œuvres, qui chaque jour augmente de 140 000 unités et génère 1,5 million de commentaires.

DeviantArt est désormais disponible sur smartphone au gré d’une nouvelle app, dont l’ergonomie souple et intuitive, organisée par aplats coulissants, permet de naviguer entre les divers modes de curation: trends du jour ou de la semaine, sélection et articles de la rédaction, exploration par mot clé ou par catégorie. Petit poney fluo, nymphes japonisantes ou Batmobile de garage: vertiges et éclatements de nos imaginaires numériques.

DeviantArt, pour iOS et Android. Gratuit