A l'exception de TSR2 qui a choisi le soir du 24 décembre pour diffuser son best of maison, emballé avec humour et fantaisie, toutes les autres chaînes se sont pliées à la mythologie de Noël. Comme chaque année, ce fut donc la sainte trilogie enfants/animaux/chansons, même si «Babe le cochon», jolie fable de Noël et conte philosophique, n'a pas remporté les suffrages de Box Office.

Dans cette cascade de bons sentiments, une seule émission est restée fidèle à elle-même: «Le Maillon faible». Pas de cadeaux ni de trêve de Noël avec Laurence Boccolini, qui sait pourtant enguirlander comme personne. Le 24 et le 25 décembre, la matonne de TF1 continuait donc de distribuer les mauvais points comme d'habitude. Faute de goût de la part de la chaîne privée? Non. Affublée de son éternelle tunique noire, sa hotte pleine de fiel, la mère fouettard du PAF est apparue comme une alternative gothique au Père Noël. Son sadisme cathodique a probablement mis du baume au cœur à tous les exclus des festivités familiales, à tous les singles contraints de réveillonner devant leur TV: elle les a vengés de leur propre exclusion, faisant de Noël un jour comme un autre.