«C’est simplement stupide de la part du PLR de ne pas s’apparenter avec nous pour les élections fédérales d’octobre», a déclaré devant la presse à Locarno le chef du groupe parlementaire Adrian Amstutz. Il s’exprimait la veille de l’assemblée des délégués à Locarno.

Le camp bourgeois doit faire preuve de sagesse et se rassembler afin de montrer sa force, a poursuivi le Bernois. L’attitude défensive exprimée par les autres partis est faire injure aux anciens succès électoraux de l’UDC, estime-t-il.

Le conseiller national a rappelé les trois exigences posées par le parti dans la campagne pour les élections fédérales de 2015. L’UDC est contre une adhésion rampante de la Suisse à l’Union européenne et pour une politique dissuasive en matière d’immigration.

L’UDC est, selon Adrian Amstutz, le seul parti en Suisse qui lutte de manière décidée en faveur de la souveraineté du pays. Pour lui, il faut d’abord agir à l’étranger: «Nous pouvons mieux aider les gens directement dans les régions en crise avec notre argent plutôt que de les amener en Suisse».

Il en a profité pour critiquer la politique d’asile menée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. La stratégie actuelle est fausse et profite aux mauvaises personnes. Ce sont ensuite les cantons et les communes qui sont contraintes d’en assumer les conséquences.

L’UDC exige aussi moins d’impôts, raison pour laquelle elle rejette l’initiative des Vert’libéraux pour remplacer la TVA par une taxe sur l’énergie. Cet objet sera soumis en votation au peuple le 8 mars.

En revanche, la formation souhaite davantage d’investissements dans les routes et soutient à fond la construction d’un deuxième tunnel au Gothard, a poursuivi Adrian Amstutz, qui préside l’Association suisse des transports routiers (ASTAG).

Le Valaisan Oskar Freysinger a pour sa part mis en avant l’esprit de résistance manifesté par le Tessin qui s’est notamment distingué lors de la votation sur l’initiative contre l’immigration de masse le 9 février. L’UDC compte dessus pour gagner des voix dans le canton du sud des Alpes.

En 2011, le parti et la Lega avaient fait liste commune pour les élections au Conseil national. Il est actuellement encore trop tôt pour dire si et sous quelle forme une telle alliance pourrait être reconduite cette année, ont indiqué les deux représentants UDC tessinois.