Matti Makkonen. Ce nom ne dit rien à la plupart des utilisateurs de smartphone. Et pourtant, le Finlandais est un peu le père du SMS. Disparu la semaine passée, l’ingénieur avait eu l’idée de créer ce moyen de communication. Il refusait d’endosser totalement la paternité de cette technologie, préférant parler de travail d’équipe. Mais c’est pourtant lui qui a permis l’envoi du premier SMS. C’était en 1992.

Le service connut ensuite l’envol que l’on sait, avec un pic, au niveau mondial, que l’on situe entre 2012 et 2013. Les adeptes du jeu de mot facile ont écrit la semaine passée que le père du SMS et son œuvre disparaissaient de concert. Et pourtant, ce n’est pas totalement vrai.

Alors certes, dans les pays en voie de développement, le SMS se fait de plus en plus rare. Le nombre d’utilisateurs de smartphones explose, mais les forfaits illimités, comprenant un nombre infini de SMS, ne se sont pas encore généralisés. Du coup, chaque message compte, faisant la part belle à WhatsApp et tous ses clones.

La situation est différente sous nos latitudes. Car la progression impressionnante des forfaits a rendu nul le coût du SMS. Du coup, une conversation peut démarrer via Messenger de Facebook et se poursuivre via SMS, sans souci. Peu importe le canal, le coût est le même. Les opérateurs ont bien réagi en introduisant ces modèles tarifaires. Par contre, ils n’ont toujours pas su faire évoluer le SMS pour offrir une expérience beaucoup plus riche aux utilisateurs.