Cyril Mizrahi, 31 ans, élu à la Constituante

Il y a longtemps qu’il assiste au déclin du parti. Entré au PS genevois en 1998, fraîchement émoulu du Parlement des jeunes, Cyril Mizrahi dirige aujourd’hui le groupe socialiste pluraliste à la Constituante. Ce qui lui donne, dit-il, des raisons d’être optimiste. «Le rapport de force entre droite et gauche, plus équilibré au sein de l’Assemblée qu’au Grand Conseil, nous permet d’y faire mieux avancer nos idées.»

Si le parti est à la peine, analyse cet avocat indépendant, impliqué dans la défense des handicapés, «c’est parce qu’il est éloigné des préoccupations des gens». Son redressement, dit-il, passe par la reconquête de l’électorat populaire. «Cela implique un discours simplifié, des propositions plus ciblées.» Autre stratégie: jouer la carte de l’opposition. «Cela permet d’obtenir des succès, on l’a vu avec les syndicats en obtenant la prolongation des indemnités de chômage.» Surtout, ne pas modérer la ligne. «Renoncer à nos idéaux de justice sociale parce que nous avons des difficultés électorales n’a pas de sens.»

L’élu a un regret pourtant: «Il nous manque une figure de référence comme Pierre-Yves Maillard dans le canton de Vaud, capable de créer une dynamique forte.»