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Aux Pays-Bas, la grande coalition s’est effondrée ce week-end, relève le site Eurotopics. Elle n’a pas pu s’entendre sur une prolongation de l’engagement militaire en Afghanistan. Mais à Barcelone, La Vanguardia pense que cela «n’aura pas de conséquences sur les autres alliés européens. La résistance à la guerre en Afghanistan en Allemagne et en France n’est pas forte au point de provoquer un effet domino à court terme.»

Reste que la coalition néerlandaise constituait dès le début «un mauvais couple», écrit De Telegraaf: «Jour après jour, les acteurs principaux prouvent que la méfiance règne.» Et «cela arrive à point nommé pour le Parti de la liberté, populiste de droite, qui pourrait devenir la deuxième force au Parlement néerlandais», regrette Trouw.

Quoi qu’il en soit, la chute du gouvernement Balkenende arrive au plus mauvais moment, écrit De Tijd: «Trente-cinq à 40 milliards d’euros de plus doivent être économisés afin d’atteindre les objectifs de réduction du déficit budgétaire que les Pays-Bas ont promis à l’UE.» Mais maintenant que la machine politique est en panne, «les interventions nécessaires n’interviendront dans les faits qu’après les vacances d’été. Ce ne sont pas des nouvelles encourageantes pour l’économie néerlandaise.»