Elle n'aura tenu que trente jours. Le trublion du show-biz à la zurichoise n'a pas failli à sa réputation. Monika Kaelin, ex-Miss Suisse ayant dévoilé ses charmes dans Penthouse, ex-chanteuse de variétés, ex-comédienne, ex-directrice de théâtre, ex-gérante de restaurant et ex-organisatrice de galas, a un titre de plus à son curriculum vitae: elle est désormais ex-rédactrice en chef de GlücksPost, le magazine de référence en Suisse pour la presse du cœur. L'occasion est rêvée pour cette Miss Ex de revenir à ce qu'elle fait de mieux: la chanson… Pour un poste de directrice de théâtre, il lui faudra en effet ronger son frein, compte tenu des souvenirs épouvantables qu'elle a laissés lors de son passage au Bernhard Theater, le théâtre de boulevard de la métropole zurichoise.

Reprenons avant les trois coups (de bâton): vendredi 20 mars, l'éditeur Ringier annonce la nomination de Monika Kaelin à la tête de GlücksPost. La nouvelle provoque un tollé, car la comédienne n'a jamais eu un stylo en main. Mais Michael Ringier l'a choisie pour son sens de l'organisation et ses nombreux contacts dans le show-business. Pour la guider, il lui adjoint un journaliste professionnel. Et c'est là que le bât blesse: selon une source proche de Michael Ringier, Madame Kaelin voulait se passer de l'avis de son second. Trente jours plus tard, elle avait toute la rédaction à dos. «Notre choix était peut-être trop risqué, admet aujourd'hui Fridolin Luchsinger, porte-parole de Ringier. Nous avons fait une erreur et acceptons la critique.»

Mais même dans la presse du cœur, les contes cruels font des heureux, à l'exemple d'Helmut-Maria Glogger. Appelé pour être le nègre de Monika Kaelin, le journaliste des têtes couronnées est aujourd'hui le nouveau rédacteur en chef de GlücksPost.