Ouf, le tennis, c'est fini! L'étau se desserre un peu. Ces derniers temps, c'est vrai, on ne savait pas où donner de la tête entre le Mondial et Wimbledon. Que d'émotions, que de suspense! On en a les nerfs à vif.

Mais quel plaisir d'être là, avec ces champions, à l'heure de leur combat comme à celle de leur consécration. C'est la grande force du sport – et de la télévision qui nous emmène au cœur de l'événement – que de nous faire vibrer aux côtés de ces femmes, de ces hommes par le seul fait de leur habileté, de leur excellence.

Pas question là de frime. Prenez Jana Novotna. Petite souris grisouille sur le court, indifférente à son allure, grimaçante et vindicative, elle a forcé l'admiration par sa pugnacité et son obstination. Elle a conquis par sa valeur, indépendamment de son look. Et qu'elle paraissait touchante à l'heure de la victoire, princesse du court transformée par le bonheur d'avoir vaincu l'adversaire – et elle-même – dans les instants de découragement et de doute.

De même, la joie brutale des tireurs de penaltys nous transporte de bonheur – ou de consternation, selon l'équipe vers laquelle penche notre cœur – quels que soient leurs attraits ou leurs disgrâces physiques. C'est leur excellence qu'on salue. Du moins, et c'est une autre histoire, tant qu'aucun enjeu national n'est en cause…

Quelle fête nous aura offert la télévision en ce début d'été. Et quel excellent prétexte pour ne pas quitter son fauteuil. Enfin, plus que quatre matches, et on pourra recommencer à faire un peu de sport!