L'automobiliste qui souhaite davantage compter sur un système de navigation via GPS que sur son copilote brouillon a trois possibilités. Soit il achète une berline intégrant un tel système. Soit il combine un assistant électronique avec un logiciel de navigation et une antenne GPS, le tout pour moins de 1000 francs. Soit il opte pour un système de navigation «tout en un», tel le produit GO de la société hollandaise TomTom. Un appareil certes encore relativement onéreux (env. 1300 francs), mais qui a l'avantage d'allier simplicité d'utilisation et efficacité sur la route.

L'on pourrait croire qu'un tel concentré de technologie serait difficile à installer – or c'est tout le contraire. Le système se compose principalement d'un boîtier de 310 g, semblable à un petit téléviseur, dont la diagonale de l'écran (couleur) mesure 9 cm. Sa mise en place est d'une facilité déroutante. Il suffit d'y insérer la carte mémoire comprenant les données cartographiques de la Suisse, de le charger quelques minutes sur le secteur, puis de l'accrocher, via une petite ventouse, sur le pare-brise. S'il a été suffisamment chargé, l'appareil fonctionne sans problème jusqu'à cinq heures, mais il peut en tout temps être connecté sur l'allume-cigare.

Plusieurs voix à choix

Après une à deux minutes, le système repère un, deux, puis trois satellites, et indique avec une précision d'environ 20 à 30 mètres sa position. Deux pressions sur l'écran tactile de haute qualité, et voilà notre base de départ définie. Une petite escapade de Lausanne vers la campagne neuchâteloise? Il suffit d'indiquer le nom de la commune de destination, le nom de la rue et le numéro. L'appareil calcule alors en dix secondes le meilleur itinéraire. Il est ensuite possible de choisir une vue en deux ou en trois dimensions, et d'opter pour la langue de son choix, de la voix féminine italienne à la voix masculine française. Après quelques mètres, l'on se rend vite compte que le GPS est d'une efficacité redoutable. Les virages sont rendus quasi instantanément sur l'écran, les noms des rues sont exacts.

Mais cessons de regarder l'écran pour ne se fier qu'à la voix de synthèse. GO anticipe très bien la position de la voiture, en indiquant une bifurcation cent mètres avant qu'elle n'apparaisse, et la rappelle au moment de s'engager dans le carrefour. Impossible de s'égarer dans un giratoire, les instructions sont extrêmement précises. Une grosse frayeur à signaler cependant: alors que l'écran indiquait la bonne entrée d'autoroute, la voix de synthèse insistait pour se diriger vers le Valais… Ce sera la seule erreur du logiciel.

Il arrive parfois que le système soit «perdu», notamment lors de la traversée de tunnels, lorsque l'on circule sur des routes récentes ou lorsque des déviations sont en place. GO nécessite alors entre cinq et dix secondes pour se réorienter et afficher un nouvel itinéraire. Un petit désagrément qui peut être en partie évité en téléchargeant régulièrement les mises à jour du logiciel via Internet.

En conclusion, TomTom propose là un appareil aussi simple qu'utile – mais un peu cher. Ses principaux concurrents sont le StreetPilot de Garmin (env. 1500 francs) et le ICN de Navman (env. 1000 francs).