L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne fête cet automne le 50e anniversaire de son accession au statut fédéral. Elle propose une série d'articles sur ses différentes facettes.

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Aujourd’hui, les universités du monde entier s’appuient sur les 17 objectifs de développement durable à l'horizon 2030 énoncés par les Nations unies en 2015. Elles mettent en place des actions concrètes afin de limiter leur empreinte carbone, gérer leurs déchets, préférer les transports écologiques et garantir l’égalité des chances. L’EPFL n’est pas en reste, puisqu’elle fait partie avec 70 universités de 20 pays de l’International Sustainable Campus Network, un réseau qui permet de partager informations et bonnes pratiques.

Sur le campus d’Ecublens, les actions continues de l’unité Durabilité EPFL, active depuis déjà
10 ans, se traduisent dans le quotidien: des EcoPoints pour le tri des déchets au papier recyclé, en passant par des actions touchant à la restauration ou à la mobilité douce. Sur le plan social, l’École développe des possibilités d’enseignement à distance avec les MOOC ainsi que des cours sur les enjeux mondiaux. Le développement durable, ce sont aussi les recherches menées autour de l’énergie à Sion et sur l’habitat au Smart Living Lab à Fribourg, ou les missions du Centre de coopération et développement, puis du centre de recherche EssentialTech qui développe des technologies pour le développement et des actions humanitaires.

Renforcer l’impact sociétal

Mais l’EPFL veut aller plus loin. Lancée en 2017, Tech4Impact est une initiative qui cherche à renforcer l’impact durable de l’École et à accélérer la mise en œuvre de l’innovation dans le domaine de la durabilité et de la promotion de l’entrepreneuriat avec impact sociétal positif. Sur les 350 laboratoires de l’EPFL, 115 abordent un ou plusieurs des 17 objectifs de développement durable fixés par les Nations unies dans leurs projets de recherche. A l’avenir, l’EPFL compte travailler étroitement sur la thématique de la durabilité avec le secteur privé et les organisations non gouvernementales et internationales. «Tech4Impact propose également, des cours en sciences humaines et sociales, ainsi que des formations, des bourses et des ateliers afin de s’assurer que les étudiants, chercheurs et futurs leaders sauront que l’on peut mener une brillante carrière en intégrant les concepts du développement durable», explique Julia Binder, cheffe de projet de l’initiative Tech4Impact.

Les voyages académiques en question

Est-il indispensable, pour les chercheurs, de courir le monde de congrès en congrès? Une étude de l’EPFL démontre que non.

Depuis toujours, les scientifiques ont voyagé à travers le monde, que ce soit pour l’exploration ou le partage des idées. Mais ces fréquents déplacements participent pour plus d’un tiers aux émissions de CO2 de l’EPFL. Une étude a donc été menée pour mesurer l’impact de ces déplacements sur la «performance académique» des chercheurs. Bonne nouvelle: les résultats montrent que la relation entre l’empreinte carbone liée à ces voyages et la performance académique est négligeable, et qu’il est donc possible de les réduire. Une initiative pilote est en cours au sein de la Faculté de sciences de la vie. Outre la réduction des voyages, elle vise à favoriser le recours au train pour les destinations européennes.