Internet par satellite gagne petit à petit du terrain. Notamment grâce aux technologies Wi-Fi ou CPL (Internet via les lignes électriques) qui permettent de relayer la connexion jusqu'à l'utilisateur final sans déployer de câblages supplémentaires. Mis en place la plupart du temps à l'initiative des collectivités, ce couplage est en effet un moyen de mutualiser le coût de l'installation. Sans cela, la seule solution abordable pour un particulier reste l'abonnement à une offre de simple connexion unidirectionnelle: le satellite transmet à haut débit des données vers la parabole de l'utilisateur, mais la liaison montante ne fonctionne pas. Pour envoyer ses requêtes, l'internaute doit passer par une liaison téléphonique bas débit traditionnelle. «Le développement d'Internet par satellite doit être accompagné d'une baisse du prix du terminal bidirectionnel», expliquait fin avril le président d'Eutelsat, Giuliano Berretta, lors d'une réunion des ministres des Télécommunications en Irlande. «Les prix actuels sont fondés sur une demande limitée et surtout fragmentée. Si l'on arrivait en Europe à une production annuelle de l'ordre de 100 000 terminaux, il serait possible d'atteindre un prix de vente du terminal bidirectionnel à moins de 500 euros.» Pour l'instant, ce boîtier coûte 2000 euros.