Lewis Caroll s’en retournerait certainement dans sa tombe. Sa petite Alice rêveuse ne serait qu’une névrosée à tendance homicide, traumatisée par le décès de ses parents dans l’incendie de leur maison. Et puis, le Pays des Merveilles... Peu ou pas de couleur dans cet univers empli de vapeurs, d’automates et d’êtres terrifiants. Loin d’un rêve, ce retour d’Alice en jeu vidéo consacre de fait une nouvelle descente aux enfers. Pour notre plus grand et malsain plaisir. En effet, Alice, toujours au prise avec ses démons intérieurs, doit repartir dans les tréfonds du royaume pour découvrir le véritable responsable de la mort de ses parents.

Deuxième épisode de la licence, il garde ce qui avait fait le succès du premier, à savoir un mélange d’action et de plate-forme - pas forcément très original -, un gameplay dynamique et surtout des décors et un environnement aux sombres réminiscences gothiques et rétro-futuristes. Si le jeu connaît quelques défauts de caméra, des sections narratives par moments cryptiques, un peu de rigidité et quelques répétitions, on se plonge avec une joie coupable dans ce monde gore et décalé, irrévérencieux et nocif. Des petites trouvailles fournissent par ailleurs de la variété dans le gameplay, comme la possibilité de rétrécir sur commande, ce qui permet de trouver des passages secrets et des éléments invisibles. Ou encore l’apparition de groins volants (!) qu’il faut assaisonner à distance...

Perturbée, Alice l’est sans conteste, mais sa course pour retrouver sa santé mentale transporte le joueur dans une expérience ludique pour le moins décalée.

Note: 3,5 sur 5

Age: 16 ans