Etait-ce un couac technique, la TSR1 a interrompu sa retransmission du Tour de France hier vers 17 heures, juste avant l'arrivée d'étape. Du coup, F2, qui retransmettait les mêmes images, a dû voir son taux d'écoute gonfler à l'est du pays. Dès midi déjà pourtant, la chaîne romande était entrée en action, cadrant et commentant pendant près de quatre heures les cyclistes lancés dans les lacets des Pyrénées. Aucune allusion d'abord côté dopage, beaucoup de détails par contre sur le menu du petit déjeuner et du dîner des champions. Les commentateurs ne se sont permis qu'à l'approche de l'arrivée de défendre le maillot jaune Lance Armstrong contre les attaques iniques d'une «certaine presse». Mal leur en a pris d'être aussi partisans: l'image de la TSR s'est figée presque aussitôt!

Il est vrai que regarder aujourd'hui une course cycliste pour le seul plaisir de la performance est en soi un exploit. Difficile de ne pas penser, au moindre geste d'un coureur avalant un bonbon ou pressant sur sa gourde, à l'actualité moins exaltante liée au cyclisme. Reste qu'hier, en regardant le fil des roues se tendre et se détendre sur les routes, en observant les visages tendus et les corps réguliers dans l'effort, on ne pouvait qu'admirer, malgré tout, la prouesse sportive. n