f1 2011

Puissance monastique

Testé sur PS3. Disponible également pour PC, XBox 360, PSVita et Nintendo 3DS

Si vous caressez l’envie de vous muer en Sebastian Vettel de divan, «F1 2011» est pour vous. Digne héritier de «F1 2010», la création des studios Codemasters est déjà un must de la simulation d’avalage de bitume à plus de 300 km/h. Mais comme tout jeu de ce type, celui-ci a les défauts de ses qualités.

Expliquons: «F1 2011» veut reproduire dans ses moindres détails la saison d’un pilote de Formule 1 (en l’occurrence: vous). Cela implique, et c’est le bon côté de la chose, une réalisation aux petits oignons. De ce côté-là, on est servi: les circuits du championnat 2011 (incluant le nouveau-venu, New Delhi) sont parfaitement restitués. Les voitures ne sont pas en reste: elles sont rendues au mieux, jusqu’à l’irritation sonore des moteurs à plein régime bourdonnant façon moustique de quelques kilos. Leur pilotage - pour autant que vous activiez les aides à la conduite - est passablement intuitif. L’impression de vitesse - c’est le critère que chaque gamer attendra au tournant - est proprement sidérante: à pleine vitesse, l’effet tunnel qui est généré a quelque chose du satori. Ou de l’apocalypse, c’est selon.

Mais la simulation pèche aussi - c’est du moins l’avis de l’auteur de ces lignes - par ce qui lui est consubstantiel: le réalisme bienvenu des séances de course se retrouve fatalement dans la préparation de celles-ci. Et là, avouons que les éléments du mode Carrière (choix des épreuves, conditions de qualification, réglages de la machine avec votre ingénieur personnel) sont pour le m oins byzantins... A trop se rapprocher de la réalité, le jeu risque de se retrouver dans une niche.

Note: 3,5 sur 5

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