L’édition 2010 du Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies (Ramses), réalisé par l’Institut français des relations internationales (IFRI) sous la direction de Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Defarges, est bien sûr placé sous le signe de la crise mondiale. L’état de l’industrie bancaire, les politiques économiques de relance, le coup d’arrêt aux échanges commerciaux forment la trame du chapitre venant en tête de l’ouvrage.

L’énergie et le climat, dans le second chapitre, sont aussi hissés au rang des problématiques animant les relations internationales de la prochaine décennie.

Puis, un découpage par continents et pays renoue avec l’approche traditionnelle de cet ouvrage (Dunod, 336 pages, 25 euros), un «classique» apprécié des étudiants et de tout lecteur intéressé par une approche synthétique des événements qui ont fait l’actualité de l’année écoulée, facilitée par une chronologie, des cartes, des tableaux statistiques, un index et… un format plus maniable que les éditions précédentes.

Enfin, les «perspectives» proposées par M. de Montbrial, le directeur général de l’IFRI, qui servent d’introduction au Ramses, renvoient directement à la seconde partie du sous-titre de cette édition, «Crise mondiale et gouvernance globale».

Pour l’auteur, en effet, la crise financière et économique n’a fait que renforcer le besoin d’un aggiornamento de mécanismes de gouvernance internationale qui se sont déjà avérés insuffisants face à la globalisation des questions de santé publique, de réchauffement climatique, de migrations ou de technologies de l’information.