Court-circuit

RapidShare faceà Popcorn

L’histoire s’accélère dans le monde du téléchargement. Quelques jours après que The Pirate Bay a été relancé, un autre symbole du piratage a fait, la semaine passée, une annonce majeure. RapidShare fermera ses serveurs le 31 mars prochain. Après cette date, il sera impossible de récupérer les fichiers mis en ligne et le site cessera d’exister. Tout sera détruit.

Avec la disparition de RapidShare, dont les activités sont basées à Baar, dans le canton de Zoug, c’est un pan d’histoire qui s’efface. A l’inverse de BitTorrent, qui requiert quelques petites notions informatiques pour être utilisé, RapidShare permettait le téléchargement direct via de simples liens – un peu comme Megaupload. Truffés de contenus piratés, les serveurs de la société avaient été en très grande partie nettoyés sous la pression des ayants droit. Le service, qui ne donne aucune explication, semble avoir vu nombre de ses utilisateurs le quitter.

Hasard de l’actualité, l’on apprenait, aussi la semaine passée, que Popcorn Time, l’étoile montante du visionnement gratuit de films et de séries, allait mettre en place de nouvelles technologies (I2P et P2P) pour assurer son trafic et surtout augmenter l’anonymat de ses utilisateurs. Le clone illégal de Netflix continue ainsi à se développer et ne semble pas près de disparaître. Comme quoi, la fin programmée de RapidShare, ce ne sera certainement pas la fin du piratage.