Marie Salima Moyard, 26 ans, députée

Elle est entrée au PS genevois au lendemain de l’éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral. «Ça a été le déclic, la preuve que des événements imprévus et positifs peuvent se produire en politique.» Active dans les associations d’étudiants lors de ses études, désormais enseignante, Marie Salima Moyard choisit le PS plutôt que la gauche dure, dont elle est pourtant proche, «parce que j’avais besoin d’un parti qui pratique la démocratie à l’interne, et parce que je crois que la révolution viendra de l’intérieur du système, pas de l’extérieur.»

Presque surprise d’avoir été élue au Grand Conseil en octobre, la novice ne veut pas entendre parler d’un réalignement du parti le rapprochant des Verts. En dépit des échecs, le cap doit être maintenu. «Il ne faut pas changer nos valeurs, mais trouver le moyen de mieux les faire comprendre. Etre plus présents sur le terrain, au contact des gens et aussi dans les médias, par des opérations coup de poing.»

La jeune députée se dit confiante. «La reconstruction a commencé, la communication est meilleure et le parti va mieux. L’aboutissement de nos dernières initiatives sur les crèches et les allocations familiales le prouvent.»