Depuis sa conception, à la fin du XIXe siècle, l’adduction d’eau conçue par Guillaume Ritter a connu plusieurs modernisations. L’arrivée de l’électricité et le remplacement des vieilles pompes à pistons de l’usine des Moyats, en 1909. Le remplacement du courant continu par du courant alternatif, en 1941. Plusieurs nouveaux captages ont été réalisés dans les années 1950 pour faire face à l’augmentation de la population.

Dans la roche calcaire

Malgré ces évolutions, l’aqueduc n’a pas évolué dans sa philosophie, qui reste celle d’une installation plus que centenaire. Creusée dans la roche calcaire, elle est très exposée aux infiltrations et certains secteurs sont exposés aux glissements de terrain. Conscient du problème, l’exécutif chaux-de-fonnier a planifié d’importants travaux ces prochaines années. Au total, il en coûtera plus de 20 millions de francs à la commune. «Les chantiers seront répartis sur cette législature et la suivante», confie Pierre Hainard, chargé du Dicastère des travaux publics.

Le Conseil communal demandera un crédit de 7 millions de francs cette année encore pour la sécurisation et la mise sous conduite de la galerie de La Corbatière. Lors de la prochaine législature (2012-2016), il est prévu de construire une usine de filtration sur le site des Moyats pour un montant qui avoisine les 11 millions. La construction d’un nouveau réservoir au Crêt-du-Locle est également agendée. Investissement prévu: 5 millions de francs.

De grosses factures

Restera, dans un futur encore flou, à sécuriser les 800 mètres de la galerie de Jogne. Selon Pierre Hainard, «l’estimation des coûts reste à faire». Une certitude: là aussi, la facture se comptera en millions de francs. Pour l’aider à faire face, la ville dispose d’une provision de plus de 7 millions de francs réalisée lorsqu’il était envisagé de pomper l’eau des mines d’asphalte de La Presta, dans le Val-de-Travers. Le projet définitivement abandonné, cet argent sera investi dans la réfection de l’infrastructure actuelle.