Lost Planet 3

Servitude volontaire

Testé sur XBox 360. Disponible également sur PC et PS3.

La franchise «Lost Planet» continue son petit bonhomme de chemin dans le milieu de gamme du FPS à géolocalisation spatiale. Ce qui ne s’avère pas fondamentalement péjoratif: rien ici ne justifie une profonde fascination, mais l’expérience est honnête, et le joueur-consommateur en a pour son argent.

D’épisode en épisode, la série fait participer aux aventures de colons humains aux prises avec la nature extra-terrestre qu’ils sont en train de tenter de soumettre. C’est peut-être ici que «Lost Planet» joue ses meilleures cartes: le fait de bâtir un monde, d’imaginer ses composantes géologiques, météorologiques, biologiques, ouvre un espace de création dans lequel les développeurs du jeu semblent à l’aise. Le troisième volet de cette série imagine ainsi une planète baptisée E.D.N. III, monde glacé, a priori dépourvu de toute luxuriance mais sur lequel on se perd agréablement, de caverne en plateau enneigé, de pic en glacier. Si elle ne pullule pas, sa faune - désignée par le terme générique d’«akrids» - multiplie les formes: êtres à trois pattes dont le haut du corps s’épanouit comme une rafflesia, fauves élancés vaguement canins à la gueule trilobée, monstres gigantesques qui tiennent du crabe tout autant que du baluchitherium... Autant de bébêtes qui, forcément, vous voudront avant tout du mal.

Car bien entendu, «Lost Planet 3» ne se résume pas à un safari extraterrestre: le personnage que vous y incarnerez, un dénommé Jim Peyton - au faux air d’ailleurs de Sébastien Tellier -, est engagé par l’entreprise NEVEC, propriétaire sur E.D.N. III de la base de Coronis, spécialisée dans l’extraction d’un combustible nommé «th’én», pour «thermo-énergie». Accompagné de son fidèle mecha (un exosquelette aux dimensions proprement extraordinaires), Peyton officiera tout d’abord comme factotum de la base: il s’agira d’aller réparer telle ou telle antenne, de récupérer un employé perdu dans le blizzard, etc - autant de missions certes un peu répétitives, mais qui permettent de flâner sur le permafrost et de se frotter aux akrids. Ensuite, une intrigue s’installera, dans laquelle il sera question de mystérieux saboteurs et de supérieurs corrompus: on se taira ici.

Bien sûr, tout cela ne suffit pas à faire un excellent jeu - en particulier péjoré par un gameplay quelque peu pataud. Mais «Lost Planet 3» reste tout de même une bonne affaire: les tireurs et les explorateurs en ressortiront sinon comblés, du moins amplement satisfaits.

Note: 3,5 / 5

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