Victime d’une tempête, vous, héros improbable, vous retrouvez sur une île en apparence déserte, au milieu des cadavres de vos camarades d’infortune et des débris de votre vaisseau. Après un moment d’errance, où vous pourrez déjà commencer à collecter des plantes et de la nourriture, après quelques rencontres avec la faune locale particulièrement dangereuse, vous allez vite vous rendre compte que l’île n’est pas si déserte que cela. Au contraire, deux factions se la partagent: vous allez devoir vous décider pour l’une ou l’autre. De ce choix dépendra l’orientation que vous allez donner à votre personnage, ainsi que la classe qu’il va développer: si vous vous rangez du côté de l’Inquisition, votre avatar apprendra la magie. Si vous rejoignez les bandits du Don, il soignera ses aptitudes de combat et de vols...

Dans Risen, le jeu de rôle prend toute sa substance. Le rolepay (façon de jouer son personnage) est capital, puisque de lui dépendra l’évolution de votre avatar. Vous tenez réellement son destin entre les mains. Les créateurs de Gothic ont repris dans ce jeu ce qui avait fait le succès de leur précédente série: immersion, réalisme, liberté de choix, influence de ces derniers sur le jeu, etc. Le système de combat peut s’avérer austère, comme le jeu en général dans un premier temps, mais cache lui aussi des besoins d’adaptation nécessaires pour vaincre tel ou tel ennemi. Ce qui évite la monotonie. De plus, les gens qui habitent sur l’île vivent «réellement», se lèvent, se couchent, se défendent si vous vous en prenez à leur biens...

Risen gagne en profondeur et en intérêt au fur et à mesure qu’on le découvre. Le début tient d’ailleurs d’un exercice de survie nécessitant une bonne dose de persévérance. En cela, il est peut-être plus conseillé aux habitués qu’aux nouveaux venus dans ce type de jeu. Le scénario est classique, mais prenant, dans un univers ouvert comprenant de nombreuses rencontres et de multiples quêtes intéressantes.

Le point noir, c’est la modélisation. Sans être hideux (la végétation est plutôt réussie), le graphisme se révèle au-dessous des critères actuels sur des consoles next gen: beaucoup de visages sont identiques et ne ressemblent souvent à pas grand-chose, les contrastes trop accentués, les lignes de texte presque impossibles à lire... La version PC se révèle de ce point de vue plus réussie.

Note: 4 sur 5