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La smartwatch de Frédérique Constant est discrètement connectée, et c’est tant mieux

Le traceur d’activité de la marque genevoise est ludique et étonnamment facile à utiliser et à paramétrer. Mais son principal atout réside dans son allure de montre normale et élégante

Ni écran, ni micro, ni chargeur. Ce modèle en acier, avec son bracelet en cuir noir et son mouvement à quartz, n’a rien à voir avec une montre connectée telle qu’on l’imagine. Pourtant, c’est bien d’une «horological smartwatch», comme la baptisée Frédérique Constant, qu’il s’agit. Elle coûte 1000 francs environ.

La première étape du test de cette montre n’est donc pas le réglage manuel à l’aide de la couronne, mais l’installation, sur le téléphone, de l’application Motion X, du nom de la coentreprise créée par la marque genevoise et son partenaire américain Fullpower. Une pression sur le poussoir suffit ensuite pour que le smartphone reconnaisse la montre, via Bluetooth. Celle-ci se met alors à l’heure automatiquement.

Sur l’application, il faut d’abord préciser son profil (sexe, taille, poids, âge) puis ses objectifs quotidiens. Car la montre est connectée pour calculer notre activité et la qualité de notre sommeil.

L’activité d’abord. Ce réglage amène un constat: nous n’avons aucune idée du nombre de pas effectués dans une journée. Par défaut, le curseur est placé sur 10 000, ce qui correspond par ailleurs à la recommandation officielle de l’Organisation mondiale de la santé.

Le premier jour servira de premier enseignement: le télétravail n’aide pas à se mouvoir. Résultat, après avoir synchronisé la montre et le smartphone (l’opération prend 10 secondes tout au plus): 3757 pas, soit 37% de l’objectif. L’application, très aisée à consulter, indique aussi une distance parcourue de 3,01 km, bien que la montre ne soit pas dotée d’une puce GPS. Mais un rapide test ultérieur avec une montre Garmin suffira à constater que la mesure est assez précise.

Les jours suivants, les résultats se situeront entre 5900 et 9400 pas. Là aussi, ces résultats semblent fiables. Par contre, on peut tricher. Un balancement régulier du bras est assimilé à des pas. Mais c’est un exercice fastidieux. Plus fastidieux que de marcher…

Ensuite, les nuits. Là, les réglages nous sont plus familiers. Le curseur est placé sur 7 heures de sommeil. La montre enregistre automatiquement ce paramètre. Le soir, une pression de 3 secondes sur le poussoir la fait basculer du mode «activité» vers le mode «sommeil». Sur le second cadran de la montre, placé à six heures, la petite aiguille se positionne devant une petite lune. La grande aiguille, elle, commence le décompte (de 0 à 100%).

Le lendemain, nous avons cette fois-ci dépassé l’objectif. Motion X indique que nous avons dormi 7h23, dont 2h41 en sommeil profond et 4h42 en sommeil léger. Il a fallu 6 minutes pour nous endormir et nous avons été réveillés 4 fois.

Les autres options? Le réveil, qui s’active toujours durant une phase de sommeil léger. L’historique, baptisé «coaching», également très simple à consulter, calcule des moyennes hebdomadaires ou mensuelles. Il y a aussi les astuces santé, de petits conseils distillés quotidiennement. On nous rappelle par exemple qu’il est plus sain de dormir dans une pièce aérée, à l’abri du bruit et de la lumière. On nous recommande aussi de nous garer aux extrémités des parkings afin de faire augmenter… le nombre de ses pas. Via l’application, il est aussi possible de paramétrer un rappel à l’ordre. Un petit bip signale qu’aucun mouvement n’a été détecté au cours de l’heure écoulée ¬ la fréquence des rappels est à choix.

Voilà pour les détails. L’impression générale? Nous avons porté cette montre durant huit jours. Personne n’a vu qu’elle était une smart­watch. Et c’est sans doute son point fort. Le traceur d’activité s’adresse surtout aux personnes qui ne pratiquent pas du sport régulièrement. Celles qui n’ont pas déjà pris conscience que prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur pouvait être bénéfique pour leur santé… Pour les autres, toutes ces fonctions sont ludiques et intéressantes. Mais dans notre cas, les jours passant, les consultations des résultats sont devenues de moins en moins régulières.

La lassitude, l’obsolescence… C’est la principale critique émise par les utilisateurs de bracelets connectés «fitness». Et c’est aussi le grand credo de l’horlogerie suisse, en ce qui concerne l’Apple Watch, notamment.

La grande différence pour Frédérique Constant, c’est que sa smart­watch est d’une élégante sobriété. Elle est un vrai petit objet de luxe de 42 mm, 75 grammes et qui coûte 1000 francs environ. Connectée ou non, elle se laisse donc porter. Aussi longtemps que se porte une montre normale.

Cette smartwatch est un vrai petit objet de luxe de 42 mm, 75 grammes et qui coûte 1000 francs environ

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