Depuis plus d'un an, Sony Ericsson s'est affirmé comme le meilleur fabricant de portables en matière de design. Du coup, difficile de ne pas être un peu déçu face au V800, certes d'excellente qualité, mais aux angles un peu trop carrés. En d'autres termes, un téléphone-coquillage sans grande originalité. Une fois l'appareil ouvert, la taille de l'écran (3,3 cm sur 4,5) frappe immédiatement. Une surface qui permet de regarder la télévision et son interlocuteur en visiophonie dans des conditions acceptables, d'autant que l'écran peut afficher jusqu'à 262 000 couleurs, soit ce qui se fait actuellement de mieux sur le marché. Un clic sur un bouton spécial, et il est possible d'effectuer son premier appel vidéo. Certes, l'image va parfois se bloquer ou se «décomposer» durant quelques fractions de secondes, mais la qualité d'ensemble reste bonne. L'interlocuteur appréciera: durant la conversation, il est possible de zoomer sur soi-même ou un objet que l'on souhaite montrer, régler la luminosité, mais aussi utiliser une lampe à la puissance jamais vue jusque-là sur un téléphone. Mieux vaut ne pas en abuser, sous peine de décharger très rapidement une batterie semble-t-il déjà peu performante.

A l'intérieur, le V800 est extrêmement complet: appareil photo d'une résolution de 1,3 million de pixels, fonction vidéo, une mémoire de 5 Mo en interne et de 32 Mo sur memory stick externe – l'infrarouge et Bluetooth sont aussi présents. Simple à utiliser, rapide, efficace pour les applications UMTS, le V800 est un excellent téléphone. Reste le problème de la taille. Replié, l'appareil (127 g) mesure 48 mm de largeur, 102 mm de longueur et est épais de 24 mm. Du coup, impossible de le laisser discrètement au fond de sa poche.

Sony Ericsson V800, 499 francs avec abonnement, 999 sans.