L'étoile des neiges, la star de l'alpe, l'edelweiss ne sera jamais plus ce qu'elle était: inaccessible. On la cultive désormais en Valais comme une vulgaire marguerite, a-t-on appris mardi en regardant TJ Soir. On nous en a montré quasiment un champ, et c'est tout un pan de la mythologie helvétique qui s'effondre, après le mythe de l'exactitude des trains et de la suprématie de notre chocolat. Pis, on va désormais en manger, de l'edelweiss. Dans les bonbons, tandis qu'on en administre déjà au bétail atteint de diarrhée. Elle aurait aussi des vertus antivieillissement, la pauvre, alors que c'était d'aller la cueillir qui maintenait en forme…

Autre star, elle, éternellement inatteignable et éblouissante parce que disparue en plein éclat, Marilyn Monroe. Les 27 et 28 octobre prochain, Christies va disperser aux quatre vents 1500 objets ayant appartenu à l'actrice, qui en avait légué la collection à son amie et professeur Lee Strasberg. On l'a vue dans la robe, cousue sur elle, qu'elle portait en 1962 lorsqu'elle susurra, renversante de sensualité, «Happy Birthday, Mr. President», fourreau qui devrait atteindre un million et demi de francs suisses. Et on a appris que, dans la bibliothèque de la pulpeuse star, on trouvait… Madame Bovary. On s'est dit que, décidément, on ne connaissait encore pas tout de Marilyn et, ému, on s'est délecté un instant de sa grâce et de sa beauté.

Que c'est bien, l'été, au TJ Soir quand l'actualité trop mince permet quelques détours par le rêve!