«En toute modestie, je peux dire que nous avons aussi contribué au succès de ces négociations. Au début de l’année, nous avons contribué, dans le cadre du Forum mondial de l’économie (WEF) de Davos, à faire avancer les discussions», a dit le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann dans une interview publiée dimanche par la NZZ am Sonntag. «Notre équipe de négociations à Genève (siège de l’OMC) a intensément travaillé au dossier. Et dans les questions relatives à la facilitation des échanges commerciaux, nous avons joué un rôle prédominant», a souligné le ministre suisse de l’Economie. Et d’ajouter qu’«à l’occasion du WEF en janvier prochain, la Suisse va réitérer son invitation à une conférence ministérielle, et, de concert avec l’OMC, nous discuterons de la mise en pratique de l’accord et des priorités à fixer».

«Nous avons sauvé l’OMC» grâce à l’accord trouvé samedi à Bali, a affirmé le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht dans un communiqué publié à Bruxelles. «Je suis soulagé car aujourd’hui voit l’OMC sortir des ténèbres et revenir au succès de l’action multilatérale», a-t-il affirmé.

De son côté, l’organisation humanitaire Oxfam s’est montrée sceptique, en estimant que l’accord n’apportera pas grand-chose aux pays les plus pauvres. «Tout cela s’exprime dans la formule «faire de son mieux», ce qui, dans les négociations commerciales, vaut autant que croiser les doigts dans le dos», assène Oxfam.