Amorcée en 1998, la libéralisation des télécoms en Suisse a immédiatement vu Swisscom perdre des parts de marché. Mais depuis quelques années, l’opérateur historique parvient à consolider sa position. C’est ce qui ressort de l’étude annuelle effectuée par l’Office fédéral de la communication (OFCOM), et présentée ce mercredi à Bienne. En voici les points forts.

Téléphonie mobile

Les Suisses sont 57% à utiliser un abonnement, 47% à se servir d’une carte prépayée. Ils sont toujours une majorité à être clients de Swisscom: 61,9% en 2008, un chiffre à peine plus bas qu’en 2006 (63,2%), mais supérieur à 2004 (61,3%). Or dans l’Union européenne, l’opérateur historique ne conserve en moyenne que 38,3% de parts de marché… «Swisscom ne connaît pas de souci technique, et les Suisses sont loyaux, ce qui explique ces chiffres», commente Philipp Metzger, vice-directeur de l’OFCOM. Et les consommateurs doivent y mettre le prix. Pour un utilisateur moyen, la facture mensuelle était de 30.69 euros par mois en 2008, contre 19.49 euros en Europe.

Téléphonie fixe

Dans ce secteur, l’OFCOM se montre satisfaite. Swisscom ne détient «que» 64,8% du marché, contre un chiffre de 59,3% dans l’Union européenne. Par contre, seules 10% des lignes, en Suisse, sont louées à d’autres opérateurs que Swisscom (donc essentiellement les câblo-opérateurs). L’OFCOM note que les appels internationaux depuis un poste fixe sont quasiment moitié prix comparé à d’autres pays européens.

Accès à Internet

La Suisse fait partie du top 4 mondial des pays avec la plus grande pénétration du haut débit. Le hic, c’est que Swisscom augmente ses parts de marché, par exemple de 2% entre 2007 à 2008 pour passer à 52%. Dans le marché du DSL (ADSL et VDSL), la hausse est de 3% pour passer à 75,5%. Là encore, les soucis techniques rencontrés par des concurrents pèsent très lourds. Si le prix de l’accès est jugé correct en comparaison européenne, l’OFCOM note que fin 2008, seules 0,9% des lignes de Swisscom avaient été dégroupées, soit 31 000 lignes. Mais de plus en plus de lignes sont contrôlées par d’autres opérateurs, ce qui réjouit l’OFCOM, qui constate une hausse rapide de ces lignes en 2009.