A quoi bon lancer une TSR bis, si c'est pour nous refaire le coup de Tout en région avec les Trotinattors?

Je m'explique. Le jeune Sébastien, une seule boucle à l'oreille gauche et les cheveux gominés plus qu'il n'en faut, nous présente tous les navets cinématographiques qui vont assurer à la Suisse romande le rang de «région la plus ringarde de Suisse». Avec un accent genevois du style acier trempé, donc invendable à l'étranger.

Au moins, pendant Tout en région, apprend-on la vie des bêtes dans de lointaines contrées, et le florilège d'accents romands ajoute à l'authenticité des reportages.

Pendant les Trotinattors au contraire, trois gugus locaux, assis maladroitement sur du mobilier alu et verre de chez Ikea – filiale d'Aubonne – papotent pendant vingt-cinq minutes à propos de super mauvaises productions. Dont Vercingétorix avec l'inénarrable Christophe Lambert, Genevois d'adoption, nous dit-on. Et Ines Sesare, illustre inconnue qu'embrasse tendrement un compère du jeune et glabre Sébastien.

Ça suffit. Malgré toutes les références faites par chacun à «nos amis Français», et retenez que dans ce cas je ne saurais être votre ami, trop de branchitude sur le petit écran, ça saoule. Regardez donc TF1. Bouygues, au moins, sait faire du plouc de béton.