«Check up» avait choisi hier soir d'aborder le travail des chiropraticiens et autres thérapeutes manuels. En insistant sur les manipulations physiques excessives ou malvenues commises par certains praticiens, l'émission de la TSR se voulait d'abord appel à la prudence.

Cette mise au point télévisuelle était bienvenue étant donné le nombre de patients qui affluent vers de tels traitements. Mais un bémol quand même: les praticiens manuels venus présenter sur le plateau leurs professions, chacune avec ses possibilités et ses limites, étaient soumis au regard critique d'un neurochirurgien. Celui-ci, bien que tout à fait sympathique et prêt à répéter combien il faut «être humble» en médecine, n'en jouait pas moins le rôle du seul vrai spécialiste habilité à prononcer des verdicts sans appel sur telle ou telle manière de manipuler un patient. Il a été le seul aussi à commenter les symptômes d'un patient qui présentait son cas dans l'émission.

Tout en admettant l'efficacité possible des thérapies manuelles, l'émission médicale de la TSR a claironné, en tendant ce rôle-là à ce médecin-là, son adhésion à la hiérarchie en vigueur dans la palette des attitudes thérapeutiques.