DmC: devil may cry

Toutes les couleurs du démon

Testé sur PS3. Disponible également sur XBox 360 et PC.

Depuis 2001, la licence «Devil May Cry» a toujours réussi, avec quatre épisodes majeurs, à se maintenir sur le haut de la pile de ce que pouvait offrir, comme genre, le «beat’em all» - entendez par là un type de jeu dont la trame actantielle consiste à vous faire combattre une multitude d’ennemis à chaque niveau, lesquels niveaux se terminent par l’affrontement avec l’inévitable boss, généralement grand, costaud, et laid.

Sur ce canevas, «Devil May Cry» a bâti un univers dont le personnage central, mi-ange mi-démon, se nomme Dante. Sa mission consiste à juguler les tentatives des citoyens de l’Underworld (de vrais démons, eux) visant à exterminer notre bonne vieille humanité. Du classique, mais sur lequel la série a donné éclosion à un monde très original, d’inspiration souvent baroque, aux formes tératologiques variées et aux ambiances qui passent de l’urbain le plus contemporain à des esthétiques plus anciennes et toujours très bien maîtrisées - gothique de roman noir, rococo pseudo-vénitien, onirisme païen.

Cette nouvelle livraison de «Devil May Cry» constitue un «reboot» - terme qui désigne la mise en scène nouvelle d’un épisode ancien, en l’occurrence le premier de la série, permettant ainsi à celles et ceux qui ne connaissent pas le panthéon «DmC» de s’y couler sans heurts. D’une jouabilité confortable - les enchaînements de coups, à l’épée ou à d’autres armes étranges, se réalisent de manière fluide -, cette résurrection s’avère plaisante: par son rendu graphique, surtout, qui n’hésite pas à recourir aux griffures et s’avère à la fois énergique et intrigant. Certaines actions parmi les combats s’avèrent quelques fois répétitives mais d’autres, principalement dans les phases de franchissement, sont d’une grâce rafraichissante. On se laisse en tous cas très facilement enserrer dans un univers qui, s’il cultive le démoniaque, le fait par une débauche de couleurs.

Note: 4/5

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