Hier soir sur la TSR, le magazine Viva a voulu s'intéresser au travail. Ce thème a eu sa grande époque médiatique il y a quelques années alors que le chômage battait son plein et qu'un large public s'interrogeait sur l'avenir du travail pour tous. Aujourd'hui, la situation économique n'inquiète qu'une minorité de sans-emploi et Viva pouvait donc aborder cette problématique très complexe sans trop de pression, façon «jeune», par des chemins de traverse séduisants sinon très signifiants socialement.

Zoom d'abord sur une start-up à succès qu'on a préféré Dieu sait pourquoi aller scruter à Paris plutôt qu'à Dorigny. Puis via une fresque du Mexicain Diego Riveira, visite rapide du travail industriel à grande échelle muséifié à Detroit. Enfin, descente dans une «usine à idées» biennoise décontractée et sympa. Au total, trois sujets intéressants autour d'une approche culturelle assez mode et élitaire du travail. Oui, une approche significative d'une époque de vaches grasses que les commentaires pertinents mais très rapides de l'économiste Yves Flückiger ont heureusement su relativiser et questionner.