Ce pourrait être un rêve: la cheville condamnée à l'altitude pour avoir manqué une marche, assignée au canapé entre anti-inflamatoires et thermos. Le plaisir de lire épuisé, reste la télécommande. Ce mercredi après-midi, le zapping est pluvieux.

Le charme ô combien discret des Derrick et autres héros de séries allemandes aux teintes dépressives qui hantent les canaux de télévision aux heures creuses lasse très vite, même ceux qui ont du temps à tuer. Le kitch nettement moins discret des Feux de l'amour et autres Cœurs rebelles écœure après deux minutes. Petite halte sur C'est mon choix rediffusé par la TSR: cette fois-ci, des hommes qui laissent les tâches ménagères aux femmes et des femmes qui leur donnent raison. Edifiant.

Reste à se rabattre sur les documentaires. A prendre par petites doses entre deux dessins animés plus ou moins médiocres ou à la chaîne sur Planète et la Cinquième. Du scarabée à l'antiquité en passant par les trucages du cinéma, il y en a pour tous les goûts.

Pas totalement captivé, l'esprit gamberge. On se prend à rêver à tous ces films jamais regardés pour cause de pas le temps, à toutes ces rétrospectives manquées pour cause d'horaires tardifs, à tout ce temps passé sans rien voir. La prochaine fois, penser à louer des vidéos – à moins que d'ici là, on se soit mise au DVD.