Twitter: des messages instantanés, en 140 caractères maximum, le must de la communication moderne et branchée. A l’autre extrême, l’e-mail: un déluge ingérable de messages en souffrance qui engorgent nos boîtes de réception privée et professionnelle. Un mariage des extrêmes qu’a voulu tenter la direction de Twitter. Depuis la semaine passée, le service de micro-blogging permet de recevoir, chaque semaine et par e-mail, un résumé de ce qui se dit sur la «twittosphère». Le service envoie à celui qui le désire une «newsletter» comprenant les sujets les plus diffusés par ses amis ainsi que les tendances globales sur Twitter, les sujets chauds de la semaine, même s’ils n’ont pas été communiqués directement par ses connaissances.

Une «newsletter» de plus dans sa boîte aux lettres, diront certains, qui s’empresseront de désactiver cette fonction. D’autant que la richesse de Twitter tient très souvent moins aux sujets diffusés par la majorité des utilisateurs qu’aux thèmes très pointus dénichés par ses amis. D’autres souligneront que dans la masse des milliers de «tweets» reçus chaque semaine, un petit résumé pourra s’avérer utile.

Ces deux visions nous renvoient à notre capacité à suivre et à assimiler tout ce qui s’écrit jour et nuit sur ce réseau. Car le grand risque que court Twitter, c’est bien de lasser ses utilisateurs face au flot d’informations souvent bien insipides qui circule.