Nouvel épisode des aventures intersidérales du «lombax» (sorte d’hamster humanoïde) Ratchet et du petit robot Clank, «A crack in time» emmène nos héros au cœur du temps, plus exactement dans la Grande Horloge qui régit l’univers. Cette machinerie minutieuse et gigantesque régule les flux temporels, élimine les failles et règle les conflits chroniques. Seulement voilà, l’engin est détraqué et l’infâme Dr. Nefarious le convoite afin de pouvoir faire régner le mal dans tous les mondes connus...

Aux deux héros de sauver la situation. Pourtant, cela commence mal, car Ratchet et Clank se retrouvent séparés: alors que le robot disparaît avant d’être appointé nouveau gardien de la grande tocante, Ratchet décide de partir à sa recherche. Sa quête le mènera à découvrir qu’il n’est pas le dernier survivant de son peuple. Clank de son côté trouvera qui est son vrai père. Et au milieu de tout cela coule un dangereux (et ridicule) méchant, dont les sbires feront tout pour entraver la réunion des deux petits aventuriers. Ou peut-être le maléfique docteur a-t-il manigancé autre chose, quelque chose d’encore plus retors?...

Mélange de jeu d’action, de beat’em all et de plates-formes, le nouveau Ratchet et Clank navigue sur des eaux connues. La recette a déjà fait merveille dans le passé et cet opus ne fait pas exception à la règle. L’humour est omniprésent, supporté par un des personnages fantasques et des décors oniriques dignes des meilleurs films Pixar. Ainsi, les méchants prennent les traits de gros champignons transgéniques ou des robots improbables...

L’histoire se déroule en alternant les phases de jeu, soit avec Ratchet, soit avec Clank. Dans ce dernier cas, une innovation intéressante: pour être traversées, certaines salles nécessitent l’utilisation simultanée de plusieurs Clank, des sortes de chrono-clones auxquels il faut indiquer le chemin à parcourir pour débloquer ou ouvrir les plates-formes et les portes.

Pour sa part, Ratchet doit rechercher des «zonis», bestioles ressemblant à des petits gris mécaniciens, qui une fois réunis permettent d’améliorer le vaisseau spatial du lombax. Pour cela, le meilleur moyen est de visiter certaines mini-planètes remplies de pièges divers. Cet aspect un peu répétitif du jeu est néanmoins compensé par une bonne variété de situations. Les combats spatiaux viennent encore rajouter du piment à cette aventure réellement épique et sympathique.

Dans tous les cas, une bonne récolte de boulons – la monnaie du jeu – est à ne pas négliger: cela permet d’acheter de nouvelles armes et de nouvelles armures.

Il faut compter une vingtaine d’heures si l’on veut tout faire et tout voir. Et cela en vaut largement le détour, tant la finition de cette exclusivité PS3 est soignée, les graphismes drôles, et le scénario, alternant action, réflexion et plates-formes, est bourré de rebondissements. Un très digne successeur, et il n’est pas besoin d’avoir pratiqué les anciens pour l’apprécier.

Note: 4,5 sur 5