Quel est l’impact de ce «grounding» géant sur la reprise de l’économie européenne, et suisse? «Les effets demeurent limités pour l’instant et amputent vraisemblablement la croissance du 2e trimestre d’environ 0,2 à 0,3 point de pourcentage à ce stade», estime Andreas Höfert, chef économiste chez UBS. Il fonde son analyse sur ce qui s’était passé en 2001 suite aux attentats terroristes à New York. «C’est peu de chose, on est dans la marge d’erreur du calcul du produit intérieur brut (PIB), laquelle est de 0,5%», ajoute-t-il. Economiste en chef chez Julius Baer, Janwillem Acket partage ce point de vue. «Mais si le chaos perdure jusqu’au week-end, l’impact sur le PIB se montera déjà à 0,5 point de pourcentage», explique-t-il, tout en soulignant qu’il n’y a pas de précédent vraiment semblable.