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Un Lausannois commercialise une box avec accès à des milliers de films pour 149 francs

Connecté à Internet, le boîtier permet d’afficher 15 000 films et séries. Le service est légal en Suisse, affirme le vendeur, qui a déjà écoulé plusieurs centaines de ses appareils

Un Lausannois commercialise une box avec accès à des milliers de films pour 149 francs

Test Connecté à Internet, le boîtier permet d’afficher 15 000 films et séries

Le service est légal en Suisse, affirme le vendeur, qui a déjà écoulé plusieurs centaines de ses appareils

Un nouvel acteur tente d’émerger sur le marché de plus en plus concurrentiel de la vidéo à la demande. Il ne s’agit cette fois pas d’une société de la taille d’un Swisscom ou d’un Netflix. C’est une petite société active dans l’informatique basée à Renens (VD), Koalito. Son fondateur, Samuel Loche, a ainsi développé un petit boîtier (box) à connecter à son téléviseur. Et qui permet d’accéder ainsi à quelque 15 000 films et épisodes de séries. Un service légal du point de vue suisse, affirme le responsable.

Concrètement, le boîtier, baptisé Kboxserv (commandé à l’adresse www.kboxserv.com et livré en vingt-quatre heures), se présente sous la forme d’une box d’apparence similaire à l’Apple TV. Le branchement est ultra-simple. Il suffit de relier la box au secteur, puis, avec le câble HDMI fourni, de la relier à son téléviseur. Il n’y a plus ensuite qu’à insérer deux piles dans la télécommande et l’utilisation de la Kboxserv peut débuter.

La première étape consiste à connecter, en Wi-Fi, sa box à Internet. Ensuite, il suffit de cliquer sur la petite icône du service pour démarrer. On remarque que l’on se trouve dans l’univers Android de Google, le logo figure même sur la télécommande. Une fois arrivé dans le menu principal, l’utilisateur a le choix entre les séries et les films. Le choix semble vaste et la présentation bien faite, les affiches des œuvres étant proposées à l’écran. Du côté des séries, cela va de Homeland à L’Incroyable Famille Kardashian, en passant par Grey’s Anatomy et Parker Lewis ne perd jamais. Il y en a pour tous les goûts.

Ensuite, la navigation entre les séries est très simple. On choisit la saison, puis l’épisode, et le visionnement démarre immédiatement. Il y a parfois quelques secondes de publicité – très basique, il s’agit de l’affichage d’une pub statique pour un spectacle local ou une entreprise de la région. La qualité vidéo des séries est dans l’ensemble très bonne. On peut passer d’un épisode à l’autre, mettre sur pause, passer en lecture ­accélérée, etc.

Pour les films, le principe est le même. On peut aussi naviguer par genre (arts martiaux, documentaire, fantastique ou encore aventures). Et il y a de tout, de Bande de filles à Gatsby le magnifique, en passant par La Nuit au musée: le secret des pharaons. Là aussi, il n’y a souvent rien à redire en termes de qualité d’image et de facilité de visionnement.

Le service, en soi, ne coûte rien, puisqu’aucun abonnement n’est proposé. Il y a «juste» le prix du boîtier, soit un montant unique de 149 francs à débourser.

Comment Samuel Loche, secondé par un employé, peut-il proposer ce service? «En fait, c’est assez simple, répond-il. Nous allons piocher dans les bases de données de Rapidshare ou Mega, par exemple. Nous effectuons un tri pour sélectionner les meilleures sources. Ensuite, nous mettons ces liens, via la box, à la disposition de nos clients.»

En quelque sorte, Samuel Loche fait, à la place de l’internaute, le travail de sélection des liens vers les sources de streaming, et affiche cela de manière agréable dans l’interface de la Kboxserv. L’informaticien attire l’attention de l’utilisateur sur un point capital: «Nous n’hébergeons aucun fichier, nous servons simplement de passerelle pour l’utilisateur.» Car si Samuel Loche et son équipe stockaient des films, le service serait illégal. Comme il ne fait que diriger l’utilisateur vers des sources externes, c’est légal, assure-t-il, précisant avoir consulté un avocat.

Rappelons qu’en Suisse, la loi autorise l’internaute à visionner des films et des séries sur Internet, Pour autant qu’il ne mette lui-même aucun contenu à disposition. C’est ainsi que les services de peer-to-peer sont illégaux lorsqu’il s’agit de films. Le service Popcorn Time, par exemple, qui impose à l’utilisateur de partager des morceaux de films et de séries, n’est ainsi a priori pas légal.

Samuel Loche, qui n’a jusqu’à présent vendu sa box que via des petites annonces, affirme compter pour l’heure entre 600 et 800 utilisateurs réguliers. Il ne compte pas proposer, pour l’instant, d’abonnement payant, car ce serait enfreindre la loi. Mais vendre la box de manière unique, c’est légal, affirme-t-il.

Compte-t-il développer le service? «Nous travaillons en per­manence pour actualiser la liste de liens et maintenir le cata­- logue le plus à jour possible.» Tous les films et séries sont proposés en français, et il n’y a pour l’heure pas de projet de proposer des versions originales sous-­titrées.

«Nous n’hébergeons aucun fichier, nous servons simplement de passerelle pour l’utilisateur»

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