Dernière création en date de l’emblématique Tim Schafer (Monkey Island, Psychonauts...), Brütal Legend est plus qu’un jeu, c’est une ode, un cri d’amour au hard rock façon années 80, au heavy metal graisseux et grandiloquent. Il n’y a qu’à entendre la bande-son exemplaire (Judas Priest, Megadeth...) et les quelques stars du genre invitées dans l’histoire, comme Lemmy Killminster (le leader de Motörhead) et Ozzy Osbourne. Brütal Legend est également bourré de clichés et de références drôles, décalées, comme l’armée soulevée par le héros Eddie Riggs, avatar de l’acteur Jack Black, composée de « headbangers » qui se battent à coup... de tête.

La bière coule à flot, la baston aussi dans ce beat’em all qui se plaît à mélanger les genres: un peu de conduite tout-terrain, de la stratégie ou encore un (tout) petit côté jeu musical lorsqu’il faut reproduire un riff destructeur. Car votre meilleure arme, outre la hache double, est bien votre guitare dévastatrice...

L’histoire? Le roadie Eddie Riggs suit un groupe qui n’a de métal que le nom. A la suite d’un accident sur scène, Eddie tombe dans les pommes et se réveille dans un univers onirique qu’exploite l’empereur Doviculus et ses hordes de démons. Sa mission dès lors: libérer le monde, et apporter les bières pour fêter cela...

On l’aura compris, plus que son graphisme sympathique et sa jouabilité assez simple, c’est l’humour qui domine les débats. Il y a un véritable côté jubilatoire dans Brütal Legend pour les fans de métal, mais on n’est pas sûr que les autres y trouvent leurs comptes. Ce d’autant plus que les missions inutiles se répètent sur la fin et nuisent à l’intérêt d’un jeu à prendre au 2e, voire au 3e degré. Une chose est sûre cependant: humour + métal + bière = une triplette explosive.

Note: 3 sur 5