Le magazine TéléScope a consacré hier soir des reportages rythmés aux innombrables interventions scientifiques et industrielles censées rendre notre alimentation plus dynamique, durable et rentable. Un sujet passionnant, une réalité complexe et une émission gourmande : TéléScope a en effet voulu rendre compte à la fois de la multiplicité des nouveaux produits et de la complexité des processus scientifiques qui y aboutissent. Tout cela sans négliger le volet «nous n'oublions pas le Sud», en l'occurrence l'Afrique et les aliments fortifiés que concocte le Nord pour pallier ses carences. Cela faisait donc beaucoup pour de simples téléspectateurs à peine sortis de table ; avons-nous tous fini de digérer la définition des «prébiotiques» ou de la «mutagénicité»?

En fait, chaque processus et produit abordé aurait mérité de plus amples développements. Comprendre comment fonctionne le séchoir à spaghettis, la friteuse pour frites non grasses ou le gaz conservateur de sushi. Se laisser expliquer plus longuement comment et quand se libèrent les molécules olfactives d'un biscuit ou d'une tomate… TéléScope a choisi hier de gaver notre peur de l'avenir en multipliant les exemples frappants. Il aurait pu, sans rien perdre de sa démonstration, nourrir encore davantage notre admiration pour l'infinie curiosité de la science.