Ainsi, Donna a finalement épousé David, Kelly a quitté Matt pour retrouver Dylan, l'amour et l'amitié triomphent, et tout est bien qui finit bien.

Voilà dix ans que j'évoluais au rythme de la tribu de Beverly Hills, dont la saga s'est conclue, dimanche sur la TSR, dans une orgie de bons sentiments. Même si ce dernier épisode a atteint des sommets de mièvrerie, je suis néanmoins émue. Une page s'est tournée. J'étais au lycée en même temps qu'eux, j'y ai vécu mes premiers amours et je m'y suis forgé une personnalité. Puis plus tard, à l'université, j'ai partagé avec les jeunes Californiens des inquiétudes quant au futur professionnel. Comme eux j'ai hésité, douté, vaincu (Brandon est d'ailleurs devenu journaliste!). Oh bien sûr, mon environnement était moins glamour: pas de plages, de villas luxueuses, de voitures décapotables, de garde-robe infinie et de coiffures sophistiquées si difficiles à imiter. L'identification n'en a pas moins fonctionné. Aussi je me sens aujourd'hui un peu orpheline de mes «amis du dimanche» dont je connais la vie dans les moindres détails. Et ce ne sont pas les trois sorcières de Charmed (l'une d'elles est une transfuge de Beverly Hills), les enfants extraterrestres de Roswell, ni même le beau et ténébreux Angel qui pourront les remplacer. Beverly Hills restera la série de toute une génération d'adolescentes devenues adultes au fil des années 90.