L’idée du Web remonte à mars 1989, lorsque Tim Berners-Lee, informaticien à l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), proposa un «système de gestion décentralisée de l’information» destiné à la communauté des physiciens des hautes énergies. Une nouvelle génération d’expériences de physique voyait alors le jour.

Elles étaient réalisées par des collaborations comprenant plusieurs centaines de scientifiques du monde entier, des scientifiques qui étaient prêts pour une nouvelle manière d’échanger l’information sur l’Internet.

A la fin de 1990, l’idée de Berners-Lee était devenue le World Wide Web (www), et les premiers serveurs et navigateurs de celui-ci étaient en service au CERN. En 1991, le Web fut étendu à d’autres laboratoires de physique des particules du monde entier.

Sur ordinateurs individuels

Les programmeurs entreprirent de développer des navigateurs toujours plus perfectionnés, mais ceux-ci étaient en général limités aux systèmes informatiques utilisés par les scientifiques. A la suite de la déclaration du CERN d’avril 1993, des navigateurs plus faciles à installer firent leur apparition sur les ordinateurs individuels.

En novembre de la même année, le National Center for Supercomputing Applications américain lança officiellement Mosaic, le navigateur qui le premier fit connaître le Web au grand public.

L’intuition de Tim Berners-Lee a consisté à associer l’hypertexte et l’Internet pour donner au Web une utilisation simple se limitant à pointer et cliquer. La décision du CERN de mettre à disposition les bases et les protocoles du Web sans versement de redevances et sans autres restrictions a été déterminante pour l’existence de la Toile.

Vingt ans plus tard, le Web recense au moins 14 milliards de pages. Il ne se contente plus de relier des documents statiques faits de textes et d’images mais comporte des applications toujours plus complexes et relie des banques de données toujours plus volumineuses.