Transports

Le train était trop plein: des passagers pour le Gothard ont dû changer de convoi  

Sécurité oblige, des passagers ont été obligés de changer de train, lundi dernier à Lugano

«Tout pour votre mobilité», revendiquent les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF). Certes, mais pas à n’importe quel prix. Débordés le lundi de Pâques, les CFF ont mis la priorité sur la «sécurité» en demandant à des passagers en route vers Zurich de débarquer à Lugano, rapporte le Tages-Anzeiger dans un article publié ce vendredi. Répartie dans deux trains, la cinquantaine de passagers en surnombre a dû choisir entre prendre le prochain train ou utiliser un autre moyen de transport.

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Pourtant, les CFF avaient prévu l’affluence. Sachant que les trains surchargés ne sont pas acceptés dans le tunnel du Gothard, la compagnie publique avait réquisitionné 14 locomotives additionnelles, mentionne le Tages-Anzeiger.

Risques de sécurité

La raison est d’abord sécuritaire: «Pour les trains trop remplis, la fluidité de la circulation ne peut plus être garantie au sein des convois», explique la porte-parole de l’Office fédéral des transports, Florence Pictet. Des passagers risqueraient alors de se retrouver coincés en cas d’incendie. Mais comment s’y prendre en l’absence de règles précises sur la charge maximale des trains? «Il revient au personnel de réduire le nombre de passagers à un niveau acceptable», continue Florence Pictet.

Pour être sûr d’avoir une place, il faut donc agir en amont et réserver. L’affluence au Gothard allant grandissant, les CFF établissent un «quota supplémentaire pour les réservations de sièges». Par téléphone, sur Internet, au comptoir à billets… La spécificité suisse qui consiste à se rendre à la gare et à prendre le train sans autre en prend un coup. Car bloquer à l’avance son siège peut parfois être le seul moyen de garantir effectivement sa place.

Cinq francs en guise de compensation

Chaque passager empêché de prendre le train lundi a reçu un bon de cinq francs. Ce qui constitue, selon le site des CFF «un geste de bonne volonté». Légalement, relève le Tages-Anzeiger, leur responsabilité n’est guère en cause quand ils n’ont aucune prise sur les circonstances ayant occasionné l’inconvénient.

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