énergie

Les batteries du futur ne manqueront pas de sel

Abondant et peu onéreux, le sodium fait l’objet d’intenses recherches qui visent à remplacer le lithium dans certaines applications des batteries. En France, une start-up vient d’être créée, tandis qu’en Suisse des chercheurs viennent de faire la démonstration de leur propre technologie

Si les batteries au lithium se sont largement imposées, notamment dans nos appareils portables, elles ne sont pas sans inconvénients: le lithium est relativement peu abondant dans l’écorce terrestre, et ses gisements sont concentrés dans les vastes déserts salés de Bolivie, du Chili et d’Argentine, qui représentent 70% des ressources mondiales.

De plus, les batteries au lithium intègrent du cobalt, un matériau toxique et onéreux, et leur électrolyte – la substance qui transporte les charges électriques – est inflammable. «Le sodium est mille fois plus abondant que le lithium, explique Jean-Marie Tarascon, professeur au Collège de France et cofondateur de Tiamat, une start-up qui vient d’être créée dans l’Hexagone sous l’égide du CNRS et du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). On en trouve un peu partout sur Terre, sous forme de carbonates, et bien sûr dans le sel de l’eau de mer.»