Justice

Mort in utero lors du renvoi d'une Syrienne: un douanier reconnu coupable

Les juges militaires ont retenu la tentative d’interruption de grossesse, les lésions corporelles par négligence et les multiples violations des prescriptions de service, mais écartent le chef d’homicide. Le douanier écope d’une peine de 7 mois de prison avec sursis

Accusé d’avoir ignoré la détresse d’une réfugiée syrienne enceinte, alors qu’elle perdait son bébé in utero au cours de son refoulement vers l’Italie, le garde-frontière est resté stoïque, à l’annonce du verdict prononcé par le tribunal militaire. Ce père de famille valaisan de 57 ans écope de 7 mois de prison et d’une peine pécuniaire de 60 jours à 150 francs, le tout avec un sursis de deux ans. Soit beaucoup moins que la sanction requise par l’accusation, qui réclamait 7 ans de prison pour homicide. Les juges n’ont pas retenu ce lourd chef d’accusation, estimant que la mort du bébé était survenue avant que la jeune femme n’arrive à Brigue, sous la responsabilité de l’accusé. 

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